Chariot élévateur : le manipuler avec sécurité

Les chariots élévateurs sont des outils de travail très utilisés dans les entrepôts. Cependant, leur utilisation n’est pas sans risques et une réglementation est à respecter pour garantir la sécurité des usagers. Nous vous expliquons ce que vous devez mettre en place pour sécuriser vos employés susceptibles d’utiliser un chariot élévateur. 


SOMMAIRE

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✱ L’ESSENTIEL

→ Point n°1 – La conduite d’un chariot élévateur nécessite une formation adaptée, une autorisation de conduite et le respect strict des consignes de sécurité.

 

→ Point n°2 – Chaque chariot élévateur doit faire l’objet de contrôles quotidiens, d’un carnet de maintenance à jour et d’une VGP tous les 6 mois.

 

→ Point n°3 – Les principaux risques sont le renversement du chariot, la chute de charge, la collision avec un piéton et les accidents liés à la circulation interne.

 

→ Point n°4 – Un plan de circulation clair, un marquage au sol visible et une signalisation adaptée sont essentiels pour sécuriser les entrepôts et zones logistiques.

 

→ Point n°5 – La séparation des flux entre piétons, chariots et véhicules permet de réduire significativement les accidents de manutention.

Que dit la loi sur les chariots élévateurs ?

Une réglementation est en vigueur afin de garantir la sécurité des utilisateurs de chariots élévateurs dans le cadre professionnel. En effet, les appareils de manutention sont soumis à des normes de fabrication. Ils doivent être conformes à la Directive 2006/42/CE. Dans une utilisation quotidienne, les chariots doivent faire l’objet d’un entretien soigné

Pour cela, des contrôles sont à effectuer pour garantir la sécurité des chariots élévateurs. Des contrôles quotidiens à l’embauche et des contrôles systématiques avant utilisation doivent être mis en place. D’après l’arrêt du 1er mars 2004, les engins doivent être contrôlés tous les six mois. 

Pour s’assurer que le matériel est en parfait état de marche, une Vérification Générale Périodique (VGP) doit être réalisée par un organisme agréé. 

De plus, des règles de sécurité et de prévention des risques sont indispensables pour les conducteurs de chariot. 

Nous pouvons lister les risques majeurs qui concernent les appareils de levage : le renversement latéral du chariot, son basculement avant, le heurt de piétons, chute de la charge (principalement depuis les fourches), chute en montant ou en descendant du chariot, gaz et fumées d’échappement dans des locaux exigus, travail aux intempéries ou en chambre froide, exposition aux vibrations et au bruit, incendie, explosion avec les chariots au gaz GPL.

Ainsi, pour éviter ces dangers, les chariots doivent être ergonomiques avec une cabine spacieuse et une bonne visibilité. Ils doivent disposer de feux de recul et d’un avertisseur sonore. 

La réglementation impose des règles, mais leur application sur le terrain passe par une signalétique claire et visible. L’affichage de panneaux de consignes, de pictogrammes de danger et d’obligation permet de rappeler en permanence les bonnes pratiques aux conducteurs et aux piétons.

La législation en vigueur

Une législation stricte encadre la conduite de chariot élévateur. Différents règlements doivent être respectés et nous pouvons les diviser en deux catégories : les procédures de vérification légales et les règlements concernant l’entretien et la conduite du chariot.

L’article 5 de l’arrêté du 1er mars 2004 stipule qu’un examen d’adéquation doit être réalisé avant chaque mission. Ce contrôle, à la charge de l’employeur, permet de garantir que le type de chariot utilisé permet d’assurer l’ensemble des tâches demandées en toute sécurité.

Chaque jour, un contrôle exhaustif de l’état général de l’appareil doit être réalisé à la prise de poste par le conducteur.

Depuis le 1er avril 2005, que ce soit pour un chariot d’occasion ou un engin neuf, l’ensemble des opérations effectuées avec un chariot doit être consigné dans un carnet de maintenance. Celui-ci doit être mis à la disposition de l’inspection du travail en cas de contrôle.

Par ailleurs, une vérification générale périodique (VGP) doit être faite tous les six mois pour chaque chariot élévateur, comme stipulé dans l’arrêté du 1er mars 2004.

La formation du cariste

Une obligation de formation au personnel susceptible de conduire un chariot élévateur est imposée par la réglementation relative à l’utilisation des équipements de travail mobiles automoteurs (Code du Travail R.223-13-19). Un autorisation de conduite doit être délivrée par l’entreprise.

Pour pouvoir conduire un chariot élévateur, le cariste doit ainsi :

      avoir reçu une formation à la conduite des chariots élévateurs (obligation du code du travail).

      être en possession d’une autorisation de conduite écrite, délivrée par le chef d’entreprise après :

* l’examen d’aptitude médicale réalisé par le médecin du travail

* l’obtention du CACES fortement recommandée par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS), ou avoir satisfait au contrôle des connaissances et savoir-faire.

* une information sur les lieux et instructions (consignes de sécurité) à respecter sur le ou les sites de conduite.

La recommandation R 389 (Utilisation des chariots automoteurs de manutention à conducteur porté) de la CNAMTS précise le contenu de la formation des caristes.

Il existe différentes catégories avec formation spécifique pour chacune d’elles :

Catégorie 1A : transpalettes à conducteur porté et préparateurs de commandes au sol (hauteur de levée < 1.20m)

Catégorie 1B : transpalettes à conducteur porté et préparateurs de commandes au sol (hauteur de levée > 1.20m)

Catégorie 2A: chariots tracteurs et à plateau porteur de capacité inférieure à 6000 kg (capacité de traction < 25 tonnes)

Catégorie 2A: chariots tracteurs et à plateau porteur de capacité inférieure à 6000 kg (capacité de charge < 2 tonnes)

Catégorie 3 : chariots élévateurs en porte-à-faux de capacité inférieure ou égale à 6000 kg

Catégorie 4 : chariots élévateurs en porte-à-faux de capacité supérieure à 6000

Catégorie 5 : chariots élévateurs à mât rétractable

Catégorie 6 : conduite de chariots hors production

Retrouvez notre signalétique spécifique aux consignes lors de l’utilisation d’un chariot élévateur.

La prévention à mettre en place

Sécuriser la circulation

L’entreprise doit privilégier un plan de circulation pour limiter au maximum les risques de collision. 

Ainsi, elle doit réfléchir aux conséquences de l’implantation des locaux, parkings, quais de livraison et appliquer les règles du code la route avec des priorités, des limitations de vitesse, des sens giratoires.

Les flux des véhicules routiers, légers, des chariots et des piétons doivent être séparés. 

Il est important de veiller à ce que les sols soient en bon état, dégagés et balisés. 

Une largeur minimum des voies de circulation est à respecter pour les chariots élévateurs : 2,40 m à sens unique et 4 m à double sens.

La séparation des flux est un enjeu majeur. Elle ne peut être efficace sans un balisage clair et durable.

L’entretien du chariot

Les chariots élévateurs sont soumis à 3 catégories de vérifications : 

      les vérifications basiques et quotidiennes lors de la mise en service

      les vérifications lors de la remise en service après réparation ou accident

      une visite générale périodique à réaliser tous les 6 mois par un organisme compétent.

Pour un meilleur suivi de la maintenance et des vérifications du chariot, il convient de conserver les rapports de vérification des cinq dernières années et de les annexer au registre de sécurité de l’établissement ou bien au carnet de maintenance de l’engin. 

Vous devez tenir à jour un carnet de maintenance pour chacun des vos chariots élévateurs où l’on peut retrouver toutes les opérations effectuées. 

Pour compléter le suivi administratif, il est conseillé d’identifier visuellement les équipements contrôlés.

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Réduire les accidents liés à l’usage des chariots élévateurs : un enjeu majeur de conformité

Dans les milieux logistiques, industriels et de travaux publics, les accidents liés à la conduite d’un appareil de levage comme le chariot élévateur sont malheureusement fréquents. Ces incidents sont souvent causés par un manque de formation, une mauvaise signalisation ou encore des conditions de circulation non adaptées. Le code du travail impose aux employeurs, et en particulier au chef d’établissement, la responsabilité de garantir la sécurité sur les sites professionnels, notamment en limitant les risques professionnels et en assurant la conformité des équipements utilisés.

Les risques sont multiples : chuteschocs avec des camions, basculement de l’engin ou encore mauvaise gestion du déchargement de charges dangereuses. Ces événements peuvent avoir de lourdes conséquences sur la santé des opérateurs et sur la productivité de l’entreprise.

Une gamme de produits pour sécuriser l’environnement de travail

Pour prévenir les risques liés à l’utilisation de grues, transpalettes, nacelles élévatrices, ou tout autre engin de chantier, il est essentiel d’intégrer une large gamme d’équipements de sécurité dans vos entrepôts et zones de manœuvre. Securinorme vous propose une gamme complète de panneaux de signalisation, de pictogrammes de sécurité (picto), matériel de chantier, lié aux transporteurs, industrie ou d’entrepôt pour avertir et protéger efficacement les piétons et les conducteurs d’engins de chantier.

Les panneaux réglementaires, comme le panneau de signalisation « Interdiction aux piétons » ou « Circulation réservée aux chariots » ou des marquages au sol, sont indispensables pour structurer une circulation interne conforme au code de la route adapté aux sites industriels.

Adapter la signalisation aux différentes gammes de chariots et aux zones de travail

La sécurité ne concerne pas uniquement les chariots élévateurs. Elle englobe également tous les autres types d’appareils de levage : grues télescopiquestracteurs industrielsnacelles élévatricestranspalettes électriques ou manuels. Il est donc crucial de prévoir une signalétique adaptée à chaque type d’engin.

L’aménagement du site doit permettre une circulation fluide et distincte pour les véhicules routiers, les engins de manutention et les piétons. Les zones de terrassement, de chargement, ou encore les quais de déchargement, doivent être balisés selon les normes en vigueur. Des vérifications périodiques des dispositifs de signalisation et de sécurité doivent être planifiées, tout comme celles imposées pour les engins de levage eux-mêmes.

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